Les marchés européens ont terminé la semaine sur une note globalement positive, malgré une volatilité toujours présente.

Les marchés européens résistent plutôt bien malgré la hausse du pétrole et des matières premières. Ce qui constitue un des paradoxes du marché actuellement par l’augmentation théorique des coûts de production et en alimentant l’inflation.
Plusieurs raisons, entre autres, peuvent expliquer ce phénomène
– une hausse des matières premières qui traduit aussi une économie plus dynamique : lorsque le cuivre, l’aluminium progressent en même temps que les indicateurs économiques, cela est généralement interprété comme un signal de reprise de l’activité industrielle.
– les groupes pétroliers (TotalEnergies, Eni, Repsol, etc.) voient leurs bénéfices progresser avec un pétrole plus élevé ; les sociétés minières et sidérurgiques bénéficient de la remontée des métaux
– les investisseurs anticipent davantage les bénéfices que les coûts
– les banques centrales rassurent. Même si la BCE reste prudente, les investisseurs pensent que le cycle de forte hausse des taux est désormais derrière nous.
À Paris, d’un point de vue technique, le CAC 40 continue d’évoluer dans une phase de consolidation initiée après le sommet de février dernier.
Si le support des 8295 points a de nouveau été testé, les acheteurs conservent manifestement la main après le signal envoyé par l’englobante baissière formée il y a 2 semaines :

Pour le moment, les investisseurs privilégient le scénario d’une croissance qui résiste, d’entreprises capables de préserver leurs bénéfices et d’une inflation qui reste sous contrôle. Tant que cet équilibre sera maintenu, les marchés pourront continuer à absorber des niveaux de matières premières plus élevés.
Une hausse du pétrole ou des matières premières n’entraîne pas systématiquement une baisse des marchés actions. Tout dépend du contexte économique dans lequel elle intervient.
En revanche, une poursuite de la hausse du pétrole vers des niveaux susceptibles de raviver durablement les tensions inflationnistes modifierait rapidement cette lecture et pourrait provoquer un net regain de volatilité.
Selon les courbes de Pression Isobourse 5 et 20 semaines, cela se traduirait par un croisement baissier annulant la phase haussière de court terme en cours.
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