Synthèse de la semaine
La semaine boursière a été marquée par une volatilité persistante, sans pour autant provoquer de panique généralisée après la forte correction observée la semaine précédente.
Les marchés européens ont terminé la semaine globalement en baisse, même si l’indice de référence Euro Stoxx 50 est parvenu à se stabiliser autour des niveaux atteints lors du repli précédent.

Rotation sectorielle vers l’énergie
Le pétrole a connu une forte volatilité cette semaine, le WTI évoluant dans une large fourchette comprise entre 75 et 120 dollars, avant d’amorcer une phase de stabilisation autour de 97 dollars. Dans ce contexte, le secteur de l’énergie a néanmoins enregistré des performances remarquables.

Par contre, les secteurs de la Consommation discrétionnaire, des Industrielles, de la Santé et des Banques ont été affectés.
On notera les replis de Accor (-5,40 %), Webuild (-19 %), Evotec (- 22 %) et Deutsche Bank (- 5,40 %)
Analyse graphique hebdomadaire Isobourse du CAC 40

La volatilité du marché s’est traduite par un « affrontement » entre acheteurs et vendeurs : les premiers ont échoué sous la moyenne mobile à 30 semaines, tandis que les seconds ne parvenaient pas à enfoncer le support des 7900 points en clôture.
L’analyse de la bougie ne permet pas, à ce stade, d’anticiper la direction que pourrait prendre le CAC 40 au cours des prochaines semaines.
Cela dit, l’observation des courbes de pression 5 et 20 semaines montre qu’un croisement baissier est proche. Si celui-ci venait à être confirmé, nous assisterions à une accélération baissière en direction des 7705 points, niveau qui correspond par ailleurs au retracement de 50 % de la hausse amorcée en avril 2025, déjà évoqué la semaine dernière.

L’unité de temps mensuelle montre que la tendance haussière du CAC 40 validée fin septembre est sur le point de se retourner.
Douze séances nous séparent de la fin du mois de mars. Si le sentiment des investisseurs reste prudent, après deux semaines de conflit, les marchés restent fragiles sans panique généralisée.
Qu’en sera t-il des tensions géopolitiques et de l’évolution du pétrole d’ici là?
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